Le financement de l’île de loisirs divise à Cergy 2

Le Parisien |

Certains candidats  n’hésitent pas à qualifier Cergy 2 de capitale du département. Il faut dire que le canton accueille notamment le conseil général, la préfecture, l’université… Mais également des structures de loisirs comme l’île de loisirs, véritable poumon vert de l’ancienne ville nouvelle.

Un site qui a beaucoup fait parler de lui l’an dernier, en raison d’une polémique entre le conseil général et la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, au sujet de son déficit.

Un accord signé il y a de longues années prévoit que les deux collectivités financent chaque année le déficit de l’ancienne base de loisirs, propriété du conseil régional. Une situation qui convient à Antoine Bonneval, conseiller général PS sortant et candidat aux côtés d’Estelle Meunier. « C’est justifié, glisse l’ancien maire adjoint de Cergy. Car c’est un équipement de proximité, qui profite aux habitants de Cergy-Pontoise, et qui accueille également des gens de tout le département. Dominique Gillot (NDLR : sénatrice PS, ancienne présidente de la base) disait souvent que c’était le jardin de ceux qui n’en ont pas. »

Un déficit de 1,7 M€ par an

Pour Antoine Bonneval, « il est tout à fait fondé que le Val-d’Oise garde le financement du fonctionnement » de la base. Son principal adversaire, Alexandre Puyeo voit la chose différemment. « La base a été victime d’un règlement de compte politique, souffle le candidat de l’UMP. Au bout de sept ans de gestion de Dominique Gillot, Dominique Lefebvre (NDLR : président PS de l’agglomération) se rend compte qu’il y a 1,7 M€ de déficit par an ? Ce n’est pas possible. On a très mal géré la base pendant des années, mais on ne peut pas découvrir la situation comme on nous le fait croire. »

Selon Alexandre Pueyo, « il faut remettre à plat l’accord qui gère la base avec trois collectivités », car « ce n’est pas tenable ». « Les dépenses de fonctionnement doivent être prises en charge par la région, propriétaire du site. Les investissements doivent revenir à la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise. Le département, de son côté, doit aider de façon exceptionnelle, pour l’organisation d’un grand événement comme un festival ou l’achat d’un nouvel équipement sportif. » Le candidat UMP rappelle aussi son opposition à ce que l’île devienne un jour parc d’attractions fermé.

La candidate EELV Pierrette Borgne, entend de son côté « rendre les espaces naturels plus accessibles » sur le canton. Une mesure qui concerne notamment l’île de loisirs.

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